Il siège au coin du feu, les
paupières mi-closes,
Aspirant la chaleur du brasier qui s'éteint.
La bouilloire bouillonne avec des bruits d'étain.
Le bois flambe, noircit, s'effile en chardons roses.
Le royal exilé prend de sublimes
poses.
Il allonge son nez sur ses pieds de satin.
Il s'endort, il échappe au stupide destin,
A l'irrémédiable écroulement des choses.
Les siècles en son cœur ont
épaissi leur nuit,
Mais au fond de son cœur, inextinguible, luit
Comme un flambeau sacré, son rêve héréditaire :
Un soir d'or, le déclin empourpré
du soleil,
Des fûts noirs de palmiers sur l'horizon vermeil,
Un grand fleuve qui roule entre deux murs de terre.
Cette expression utilise une comparaison de l'homme
avec le chat qui,
lorsqu'il chute, retombe toujours sur ses pattes et ne se blesse pas. Il
s'agit donc d'une personne qui aurait des ennuis mais qui arriverait
toujours à s'en sortir indemne. Une histoire raconte que Mahomet aurait
coupé la manche de sa chemise pour ne pas réveiller sa chatte qui
dormait dessus. Elle lui aurait fait une belle révérence en récompense
de laquelle le prophète aurait donné le don aux chats de toujours
retomber sur leurs pattes….
Petit museau, petites dents,
Yeux qui n'étaient point trop ardents,
Mais desquels la prunelle perse
Imitait la couleur diverse
Qu'on voit en cet arc pluvieux
Qui se courbe au travers des cieux ;
La tête à la taille pareille,
Le col grasset, courte l'oreille,
Et dessous un nez ébénin
Un petit mufle léonin,
Autour duquel était plantée
Une barbelette argentée,
Armant d'un petit poil follet
Son musequin damoiselet ;
La gorge douillette et mignonne,
la queue longue à la gueunonne,
Mouchetée diversement
D'un naturel bigarrement :
Tel fut Belaud la gente bête
Qui des pieds jusques à la tête,
De telle beauté fut pourvu
Que son pareil on n'a point vu.